. . . Identités et réseaux . . .
English version
.
.
.

.
.
.
Souvent les questions d'identifications sont soumises à des perceptions que je qualifierais topographique : C'est en effet au travers d'un "topoï" purement sexuel que les individus se partageront; il ne sera nullement question dans l'inconscient collectif d'une identité comportementale, mentale ou sociale.
Cependant au travers des nouveaux réseaux médiatiques, un jeu subtil se fait au travers de divers transferts et phénomènes identificatoires, sur les forums on ne sait jamais à qui l'on a à faire : homme, femme, transexuel, ou tout à la fois. Ce serait ce "tout à la fois" qui tendrait à primer:
On ne peut pas parler dans ce contexte d'identité collective, mais des nuées floues se connectent, se déplacent constituées d'individus qui se veulent non identifiables. L'identité se constitue alors au travers de la circulation, le flux, l' échange, la disparition et divers jeux de faux fuyants. L'identité dans cet espace construit à partir de l'instant n'est plus qu'une fractalité fluctuante et troublante ; le point de fuite perspectiviste ne se confond plus avec le point cristallatoire de l'identité, les deux divorcent et se font mouvants. Je préférerais presque parler d'altérités navigantes que d'identités disparues.
Dans ce jeux, la question du sexe, du plaisir devient une enigme insolvable pouvant parfois être une griserie qui ne serait que le leurre d'une schizophrénie naissante.
Ces jeux d'échanges et ces nouveaux espaces semblent être le reflet de notre monde, de sa réalité. La réalité a son image, son langage, c'est peut être pour cela que l'on parle de virtualité, mais sur ce point, on fait une grave erreur: En optique, la virtualité est toujours symétrique à la réalité, et cette symétrie dans notre contexte est absente, il s'agit d'un écran supplémentaire, une couche sur la réalité: " une surréalité".
Dés que l'on parle de l'individu, de l'autre, la question du collectif se pose, mais dans cet espace médiatique, il se fait fractalisant, le collectif n'est plus qu'une nébuleuse. On est absent au profit d'une altérité non identifiable. Une douce griserie se fait alors sentir, être, paraître et disparaître; de ce jeu subtil d'apparences, une souffrance est : être le néant comme une naissance aux yeux du langage...
.
.
.

Identités / Identities
.
.

Home
.
.
.
Table d'orientation / Turning to somewhere
.
.
.
...